Une Fois de Plus
Ce matin encore j'ai croisé la mort,
S'agenouillant près de moi pour sceller un sort.
D'elle je ne vis que le pauvre sourire,
Qui arrache à tout être son dernier soupir.
Ô cher ami que le ciel me pardonne,
Qu'à côté d'elle je prie et t'abandonne,
Mais de ton corps la vie suintait;
Je l'ai laissée poser sa main pour te soulager.
Quand tes yeux se sont fermés pour l'éternité,
Je t'ai serré jusqu'à ce que tu sois glacé,
Te berçant comme si ce n'était qu'une torpeur,
Comme pour nier l'étau de douleur serrant mon coeur.
Sous sa capuche elle me regardait comme toujours,
Contemplant à travers moi mon cœur si lourd.
Elle partit encore sans m'effleurer,
Me laissant te faire mes adieux et chaudement pleurer.
Charity Dominaria