L'Assassin
L'assassin dans les méandres
De la nuit peut bien pourfendre,
Ses cauchemars de poussières
Pour un aveu bien éphémère.
Je ne vole pas des vies,
Je libère certains esprits,
Du phantasme d'un piètre rêve,
Qu'on appelle la vie.
Je ne suis pas une ombre,
Soufflant sur le sang du monde,
Ai-je droit aussi à mes rêves ?
Egaré dans la vie, ce songe,
Qui doucement les âmes ronge,
Je taille dans les autres mes rêves.
Ainsi disparaît l'assassin,
Se glissant doucement dans les recoins,
Son pas dissimulé par le vent de minuit,
Sa lame brillant même sous couvert de la nuit.
Qui n'a jamais échangé de paroles avec lui,
Ne peut atteindre son esprit.
Et tenter de comprendre le cri sans fin,
Que chaque jour par le sang il contient.
Charity Dominaria