Sihell Avan Hassenath

Serveur: Royaumes Insulaires

Evereska... la Forteresse de Corellon... le dernier joyaux de la Race elfique sur le continent... l'inattaquable...
C'est là qu'est né et qu'a été élevé Sihell, avec toute la légèreté et l'insouciance de la Belle Race, le croissant de lune de Corellon pour coeur, et la flèche de Solonor pour arme, partant en riant avec les siens, que ce soit pour arpenter la vallée des Elfes ou pour rejoindre les collines embrumées des Gris-Manteaux, se laissant bercer par les chants de ses frères et les murmures des arbres.
Sihell choisit de devenir l'un des protecteurs de l'Evereska, guettant les tentatives vaines des mortels pour atteindre la vallée mystique, reconduisant ceux qui s'en approchaient trop, et n'hésitant pas à se montrer menaçant quand le besoin s'en faisait sentir... Il venait tout juste de faire ses premiers pas dans cette voie quand le monde se souvint de l'existence de la vallée, et que les Phaerimms enfin libérés de leurs prisons sous l'Anauroch s'abattirent sur ceux qui avaient aidé à ce qu'on les y enferme, déchaînant leur magie destructrice sur les Elfes pris au dépourvu.
Quand ces derniers réagirent ou se sacrifièrent pour anéantir leurs opposants, la Forteresse n'était déjà plus que ruines, et la majorité des habitants marchait déjà en paix vers l'Arvandor.


Sihell survécut par chance, mais son esprit n'était pas indemne. Sans cesser de s'en vouloir pour ce qu'il n'aurait de toutes façons pas pu éviter, il entreprit avec une partie des survivants le voyage vers l'Eternelle Rencontre. Reprenant peu à peu ses esprits sur le trajet, il réalisa lentement qu'il ne parviendrait pas à retrouver la paix au milieu des siens... il lui fallait méditer, se détacher, le temps qu'il faudrait, pour se retrouver.
Le croissant de lune de Corellon brillerait toujours au fond de son coeur, et la flèche de Solonor serait toujours son arme, mais il emprunta la voie que lui ouvrit Fenmarel, demandant au milieu de la traversée qu'on le laisse descendre sur la première île venue, et ce fut celle du Voile.

Son regard est à présent lointain, comme perdu à jamais dans ses souvenirs, et son expression mélancolique, comme l'air qu'il semble ne pas se lasser de fredonner doucement. Sihell écoute tout juste, murmure à peine. Se fondre dans la forêt semble être la seule chose qui l'intéresse.

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