Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
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Quelques règles de bon sens à lire et à suivre SVP ...
- Prendre du plaisir et donner du plaisir dans l'utilisation de ce forum, il est fait pour ça !
- Bonne humeur et courtoisie sont de rigueur !
- A l'inscription d'un nouveau membre, passer par la case Présentation ! (Vous ne toucherez pas 20.000 francs) viewtopic.php?f=5&t=13052
- Avant de poster un nouveau sujet, réfléchir à la meilleure rubrique pour le poster : éviter de tout poster dans "Vos sorties et celles des champis", ça devient illisible ... viewtopic.php?f=2&t=13139
- Avant de poster les premières photos, voir le mode d'emploi viewtopic.php?f=4&t=8329
- Dans les posts, ne jamais donner d'éléments précis d'identification : nom/prénom, adresse mail, numéro de téléphone, endroit précis de cueillette; sauf bien sûr par messages privés (MP)
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- djinn
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Avril 2026 !
Hé oui, ça devait être chouette... 
"Nul ne sait, ni le jour, ni l'heure"
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"Mon livre photos de nature" https://www.publier-un-livre.com/fr/le- ... tographies
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- Hervé92
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Avril 2026 !
J'ai l'impression que tu ne te nourris que de sandwichs charcuteries/fromages et de gâteaux aux myrtilles
. Tu sais, il existe plein d'autres bonnes choses que tu peux goûter 
je préfère une photo à cent kilos
- Gentiane37
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Avril 2026 !
Bon, le soir, on mange autre chose...
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé, Christopher McCandless (Into the Wild)
- Cesar21
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Avril 2026 !
"Il y a plus d'humanité dans l'oeil d'un chien qui remue la queue que dans la queue de Le Pen qui remue son oeil " Desproges
- Gentiane37
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
3 semaines sur le GR10 entre Hendaye et Cauterets (4 - 23 juillet 2026)
Prologue
5 juin 2026... Le compte à rebours est lancé !
Dans un mois j’y serai… Je commencerai le GR 10 à Hendaye pour 3 semaines avec un arrêt prévu aux alentours de Cauterets.
Mais avant cela, quelques mots sur l’illustration que j’ai choisie pour accompagner ce qui va suivre...

Ma collègue, Valérie, nous a proposé au début de l’année de colorier notre année 2026 et d’y ajouter quelques lignes avec rimes en « isse » si possible.
J’avais pris ma décision de parcourir le GR10 depuis un moment déjà et la rime en « isse » ou plutôt en « dix » étant toute trouvée, j’ai écrit ces quelques lignes qui paraîtront peut-être un peu naïves. L’idée était surtout de sceller ou de graver mon souhait, comme une sorte de premier pas. Ainsi, la décision était non seulement prise et à présent elle était écrite. Il ne restait plus qu’à faire les autres pas, ceux liés aux préparatifs. J’ai même « ajusté ma pratique » : 3 jours sur le GR 3 pendant le week-end du 1er mai. Je n’ai pas encore finalisé toutes les étapes. Je traîne un peu la patte pour cela car c’est du purement théorique et j’ai du mal à me projeter, surtout qu’il y aura des « Et si… » : « Et si... la météo », « Et si… la fatigue… » […] Pas question que je fasse une liste de tous les « Et si… », c’est anxiogène, surtout que j’en connais une partie (tous ceux liés aux aléas d’un tel périple). J’ai cependant besoin d’avoir une base et vais donc terminer dans les jours qui viennent mes étapes « théoriques ».
Pas d’exploit en perspective pour ce qui me concerne ou plutôt l’exploit sera de ne pas me perdre et d’arriver entière !
J’ai seulement envie de profiter au mieux de mes belles Pyrénées que j’affectionne tant. Être en totale immersion, me fondre dans leur paysage, leur appartenir… Contempler tout ce qui me sera donné à contempler : faune, flore, cascades, rochers… Les ressentir surtout. Être en leur cœur… me fondre « dans le décor », me sentir minuscule dans leur immensité et pourtant à ma place.
Me retrouver aussi. Retrouver celle que j’oublie parfois d’être… Parce que les contraintes, parce que le boulot, parce que la vie de famille… sans faire de reproches à qui que soit, parce que c’est la vie tout simplement. Cela nous arrive à tous d’oublier d’être notre priorité. Pendant 3 semaines, je redeviens uniquement ma priorité… pour mon bien-être.
Je vais me faire un beau cadeau…
Dimanche 28 juin, le sac était quasi prêt...
Il n'y avait plus que la nourriture, l'eau, les papiers, le téléphone et l'appareil photo à ranger à l'intérieur samedi matin avant de partir.
Mais voilà... je me suis réveillée ce mercredi 1er juillet matin, bien avant le réveil, avec cette idée : je vais enlever le réchaud, la petite cartouche de gaz, la popotte et le petit bol et je vais ainsi alléger mon sac et lui faire perdre un peu de volume. En fait, je voulais me servir de ces 4 accessoires juste pour faire chauffer mon petit thé du matin et éventuellement préparer le repas lyophilisé que j'avais acheté en dépannage au cas où. Du coup, le lyophilisé je l'ai enlevé et les sachets de thé aussi. En tout, j'ai enlevé 1,060 kg de poids !
A la place, j'ai mis une boîte pique-nique en plastique (avec couvercle) qui me servira de bol et d'assiette, et dans laquelle j'ai mis 200 g de semoule (repas de dépannage à faire gonfler dans l'eau froide) et des sachets de thé se diluant dans l'eau froide, soit un total de 400 g. J'ai donc gagné 600 g et un peu de place et surtout mon esprit s'est allégé d'un coup à l'idée que je n'aurai pas à me poser la question de savoir si ma poche à eau pleine de ses 2 litres réussira à rentrer dans mon sac. C'était un peu mon souci ces derniers jours avec les fortes chaleurs que nous avons eues et qui menacent encore pour la semaine prochaine de pouvoir emmener suffisamment d'eau. Mon sac pèse donc tout pile 14 kg avec 1 kg de nourriture et 1,5 litres d’eau. Je considère ce poids comme étant ma limite. Si je dois porter plus, je le ferai mais cela risque de me faire un peu souffrir…

Merci à la pleine lune de m'avoir apporté ce petit éclairage...
Mes étapes, elles sont prêtes depuis un moment et sont sous forme d’une tableau Excel très synthétique et d’un document Word plus détaillé et plus lisible. Il y a un plan A (Départ d’Hendaye le 4 juillet au soir et arrivée à Cauterets le 23 juillet), un plan A bis (Départ d’Hendaye le 5 juillet au matin et pour l’arrivée il me manquera un jour, mais…)… il y a un plan B pour rattraper cet éventuel jour manquant : l’avant dernier jour faire 2 étapes en un jour (Gourette – Lac d’Estaing) et un plan C si jamais j’ai besoin d’un peu de repos : arrêter à Arrens-Marsous, soit 2 étapes avant. Je suis donc parée !
Prologue
5 juin 2026... Le compte à rebours est lancé !
Dans un mois j’y serai… Je commencerai le GR 10 à Hendaye pour 3 semaines avec un arrêt prévu aux alentours de Cauterets.
Mais avant cela, quelques mots sur l’illustration que j’ai choisie pour accompagner ce qui va suivre...

Ma collègue, Valérie, nous a proposé au début de l’année de colorier notre année 2026 et d’y ajouter quelques lignes avec rimes en « isse » si possible.
J’avais pris ma décision de parcourir le GR10 depuis un moment déjà et la rime en « isse » ou plutôt en « dix » étant toute trouvée, j’ai écrit ces quelques lignes qui paraîtront peut-être un peu naïves. L’idée était surtout de sceller ou de graver mon souhait, comme une sorte de premier pas. Ainsi, la décision était non seulement prise et à présent elle était écrite. Il ne restait plus qu’à faire les autres pas, ceux liés aux préparatifs. J’ai même « ajusté ma pratique » : 3 jours sur le GR 3 pendant le week-end du 1er mai. Je n’ai pas encore finalisé toutes les étapes. Je traîne un peu la patte pour cela car c’est du purement théorique et j’ai du mal à me projeter, surtout qu’il y aura des « Et si… » : « Et si... la météo », « Et si… la fatigue… » […] Pas question que je fasse une liste de tous les « Et si… », c’est anxiogène, surtout que j’en connais une partie (tous ceux liés aux aléas d’un tel périple). J’ai cependant besoin d’avoir une base et vais donc terminer dans les jours qui viennent mes étapes « théoriques ».
Pas d’exploit en perspective pour ce qui me concerne ou plutôt l’exploit sera de ne pas me perdre et d’arriver entière !
J’ai seulement envie de profiter au mieux de mes belles Pyrénées que j’affectionne tant. Être en totale immersion, me fondre dans leur paysage, leur appartenir… Contempler tout ce qui me sera donné à contempler : faune, flore, cascades, rochers… Les ressentir surtout. Être en leur cœur… me fondre « dans le décor », me sentir minuscule dans leur immensité et pourtant à ma place.
Me retrouver aussi. Retrouver celle que j’oublie parfois d’être… Parce que les contraintes, parce que le boulot, parce que la vie de famille… sans faire de reproches à qui que soit, parce que c’est la vie tout simplement. Cela nous arrive à tous d’oublier d’être notre priorité. Pendant 3 semaines, je redeviens uniquement ma priorité… pour mon bien-être.
Je vais me faire un beau cadeau…
Dimanche 28 juin, le sac était quasi prêt...
Il n'y avait plus que la nourriture, l'eau, les papiers, le téléphone et l'appareil photo à ranger à l'intérieur samedi matin avant de partir.
Mais voilà... je me suis réveillée ce mercredi 1er juillet matin, bien avant le réveil, avec cette idée : je vais enlever le réchaud, la petite cartouche de gaz, la popotte et le petit bol et je vais ainsi alléger mon sac et lui faire perdre un peu de volume. En fait, je voulais me servir de ces 4 accessoires juste pour faire chauffer mon petit thé du matin et éventuellement préparer le repas lyophilisé que j'avais acheté en dépannage au cas où. Du coup, le lyophilisé je l'ai enlevé et les sachets de thé aussi. En tout, j'ai enlevé 1,060 kg de poids !
A la place, j'ai mis une boîte pique-nique en plastique (avec couvercle) qui me servira de bol et d'assiette, et dans laquelle j'ai mis 200 g de semoule (repas de dépannage à faire gonfler dans l'eau froide) et des sachets de thé se diluant dans l'eau froide, soit un total de 400 g. J'ai donc gagné 600 g et un peu de place et surtout mon esprit s'est allégé d'un coup à l'idée que je n'aurai pas à me poser la question de savoir si ma poche à eau pleine de ses 2 litres réussira à rentrer dans mon sac. C'était un peu mon souci ces derniers jours avec les fortes chaleurs que nous avons eues et qui menacent encore pour la semaine prochaine de pouvoir emmener suffisamment d'eau. Mon sac pèse donc tout pile 14 kg avec 1 kg de nourriture et 1,5 litres d’eau. Je considère ce poids comme étant ma limite. Si je dois porter plus, je le ferai mais cela risque de me faire un peu souffrir…

Merci à la pleine lune de m'avoir apporté ce petit éclairage...
Mes étapes, elles sont prêtes depuis un moment et sont sous forme d’une tableau Excel très synthétique et d’un document Word plus détaillé et plus lisible. Il y a un plan A (Départ d’Hendaye le 4 juillet au soir et arrivée à Cauterets le 23 juillet), un plan A bis (Départ d’Hendaye le 5 juillet au matin et pour l’arrivée il me manquera un jour, mais…)… il y a un plan B pour rattraper cet éventuel jour manquant : l’avant dernier jour faire 2 étapes en un jour (Gourette – Lac d’Estaing) et un plan C si jamais j’ai besoin d’un peu de repos : arrêter à Arrens-Marsous, soit 2 étapes avant. Je suis donc parée !
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- Gentiane37
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
Etape 1 – 4 Juillet 2026 (Hendaye – Rocher des Perdrix)
Jean me dépose au train à Saint-Pierre-des-Corps un peu avant 11 h car celui-ci par à 11 h 05.Je constate que ma poche à eau a fui dans mon sac. Peut-être mal fermée ? Après un changement à Bordeaux, je prends le TER qui m’emmène à Hendaye. C’est une fois installée dans ce train que je constate que j’ai perdu l’embout du tuyau de ma poche à eau, sûrement dans le TGV : le couloir était étroit et j’avais dû mal à passer entre les sièges avec mon sac, l’embout a dû s’accrocher à un siège et tomber… C’est malin, plus de poche à eau utilisable ! Sur mon téléphone, je tape « Où acheter une poche à eau à Hendaye ? » et j’ai la réponse suivante : « Décathlon Hendaye ». J’appelle pour m’assurer qu’ils en ont en 2 litres. La réponse est oui. J’arrive à Hendaye à 16 h 03 et je trouve l’arrêt de bus pour me rendre à la plage où démarre le GR10 et d’où je pourrai aller à Décathlon. Il faut attendre près de 30 minutes ledit bus. C'est là que je fais ma première rencontre : Carlos. J'ai remarqué sa jambe handicapée et son orthèse. Nous échangeons quelques mots à l’arrêt de bus : il va au Club nautique à côté de Décathlon. Nous empruntons le même bus et en sortant, je lui demande s'il souhaite que nous fassions le chemin ensemble jusqu'à Décathlon. Il accepte. Je l'interroge sur sa jambe. Il m'explique que c'est la polio et qu'il est atteint d'une grave maladie et que pendant plusieurs années, il ne faisait plus rien. Alors, maintenant, il fait tout ce qui lui fait plaisir, essaie de réaliser tous ses rêves malgré son handicap. Une belle leçon de vie et de courage... Il ne fait pas le GR10. Aussi, nos chemins se séparent à l'entrée du club nautique en se souhaitant mutuellement bonne continuation.
Après avoir acheté ma poche à eau, je regagne la plage, trouve un bar et demande où je peux prendre de l’eau. Ici me disent les serveurs. Ils me remplissent ma poche à eau. Je mets l’ancienne poche dans leur poubelle. Je pars à la recherche du départ du GR10. Je questionne une vendeuse de crêpes et gaufres qui m’indique le panneau, assez discret (j’imaginais quelque chose de plus grand). Je trouve des randonneurs qui partent demain et leur demande une petite photo du départ, puis m’offre un petit goûter avant de partir….




Un petit pipi dans les toilettes publiques qui décident de faire leur grand ménage pile au moment où je suis dans la bonne position pour recevoir un baptême par le siège ! Initialement, je rêvais de partir les pieds dans l’eau mais je me suis dit « mauvaise idée » car avec le sable qui va coller au pieds, je risque d’avoir des irritations et j’y ai renoncé. J’aurai donc eu mon bain mais pas de pieds ! Ceci dit, cela me rafraichit : la température avoisine les 40 degrés. Pas top pour démarrer le GR10.
Je pars d’Hendaye à 18 h, soit avec une heure de retard par rapport à ce que j’avais prévu. Pas grave, j’y vais quand même… Je longe la baie de Chingoudy avec quelques magnifiques arbres et ce que je pense être la vue sur La Rhune…




Je passe la Maison Mouniort, Biriatou, et j’arrive au niveau d’un ligne à haute tension où un randonneur est en train de se reposer.



Je poursuis mon chemin jusqu’au Rocher des Perdrix. Un coup d’œil à ma montre : 21 h. Je devais aller jusqu’au Col des Poiriers mais je n’ai pas dîné, il faut encore installer ma tente. La jolie vue sur la mer et la table de pique-nique sont tentantes. Le seul hic : la ligne à haute tension qui grésille et les gros pylônes sous lesquels il faut trouver un terrain à peu près plat. Je regarde le topo. Il est question d’une crête et de monter au sommet du Xoldoko Gaina à 486 m. La table d’orientation où je suis donne une altitude de 281 m. Cela fait encore au moins 200 de dénivelé. Avec la nuit qui va tomber dans moins d’une heure, ce n’est pas raisonnable de marcher à la tombée de la nuit. Autant être prudente dès le premier jour et faire halte ici.


Je m’installe pour dîner. Je sors le Lonzu que j’ai acheté à la Foire de Tours (sous vide) au mois de mai. Oui, vous lisez bien : un Lonzu, charcuterie Corse… Un peu en décalage ? Pas tant que ça. Quand j’ai vu le stand, j’ai tout de suite su que c’était cela qu’il faillait que j’achète. Une sorte de trait d’union entre mon dernier grand trek avec Jean-Pierre en 2017 sur le GR20 et celui-ci. Il y a aussi de l’emmental, du pain et des abricots secs.

Une fois le repas terminé, je monte la tente sur la partie la plus plate que je trouve, à la limite du chemin. Je me lèverai de bonne heure demain matin et je plierai la tente en premier, ce qui ne gênera d’éventuels randonneurs.

Un merveilleux coucher de soleil m’est offert pour me souhaiter une bonne nuit et me conforter dans mon choix d’arrêt prématuré.


Bilan de la journée : 9,95 km – 340 m de dénivelé positif – 140 m de dénivelé négatif
Jean me dépose au train à Saint-Pierre-des-Corps un peu avant 11 h car celui-ci par à 11 h 05.Je constate que ma poche à eau a fui dans mon sac. Peut-être mal fermée ? Après un changement à Bordeaux, je prends le TER qui m’emmène à Hendaye. C’est une fois installée dans ce train que je constate que j’ai perdu l’embout du tuyau de ma poche à eau, sûrement dans le TGV : le couloir était étroit et j’avais dû mal à passer entre les sièges avec mon sac, l’embout a dû s’accrocher à un siège et tomber… C’est malin, plus de poche à eau utilisable ! Sur mon téléphone, je tape « Où acheter une poche à eau à Hendaye ? » et j’ai la réponse suivante : « Décathlon Hendaye ». J’appelle pour m’assurer qu’ils en ont en 2 litres. La réponse est oui. J’arrive à Hendaye à 16 h 03 et je trouve l’arrêt de bus pour me rendre à la plage où démarre le GR10 et d’où je pourrai aller à Décathlon. Il faut attendre près de 30 minutes ledit bus. C'est là que je fais ma première rencontre : Carlos. J'ai remarqué sa jambe handicapée et son orthèse. Nous échangeons quelques mots à l’arrêt de bus : il va au Club nautique à côté de Décathlon. Nous empruntons le même bus et en sortant, je lui demande s'il souhaite que nous fassions le chemin ensemble jusqu'à Décathlon. Il accepte. Je l'interroge sur sa jambe. Il m'explique que c'est la polio et qu'il est atteint d'une grave maladie et que pendant plusieurs années, il ne faisait plus rien. Alors, maintenant, il fait tout ce qui lui fait plaisir, essaie de réaliser tous ses rêves malgré son handicap. Une belle leçon de vie et de courage... Il ne fait pas le GR10. Aussi, nos chemins se séparent à l'entrée du club nautique en se souhaitant mutuellement bonne continuation.
Après avoir acheté ma poche à eau, je regagne la plage, trouve un bar et demande où je peux prendre de l’eau. Ici me disent les serveurs. Ils me remplissent ma poche à eau. Je mets l’ancienne poche dans leur poubelle. Je pars à la recherche du départ du GR10. Je questionne une vendeuse de crêpes et gaufres qui m’indique le panneau, assez discret (j’imaginais quelque chose de plus grand). Je trouve des randonneurs qui partent demain et leur demande une petite photo du départ, puis m’offre un petit goûter avant de partir….




Un petit pipi dans les toilettes publiques qui décident de faire leur grand ménage pile au moment où je suis dans la bonne position pour recevoir un baptême par le siège ! Initialement, je rêvais de partir les pieds dans l’eau mais je me suis dit « mauvaise idée » car avec le sable qui va coller au pieds, je risque d’avoir des irritations et j’y ai renoncé. J’aurai donc eu mon bain mais pas de pieds ! Ceci dit, cela me rafraichit : la température avoisine les 40 degrés. Pas top pour démarrer le GR10.
Je pars d’Hendaye à 18 h, soit avec une heure de retard par rapport à ce que j’avais prévu. Pas grave, j’y vais quand même… Je longe la baie de Chingoudy avec quelques magnifiques arbres et ce que je pense être la vue sur La Rhune…




Je passe la Maison Mouniort, Biriatou, et j’arrive au niveau d’un ligne à haute tension où un randonneur est en train de se reposer.



Je poursuis mon chemin jusqu’au Rocher des Perdrix. Un coup d’œil à ma montre : 21 h. Je devais aller jusqu’au Col des Poiriers mais je n’ai pas dîné, il faut encore installer ma tente. La jolie vue sur la mer et la table de pique-nique sont tentantes. Le seul hic : la ligne à haute tension qui grésille et les gros pylônes sous lesquels il faut trouver un terrain à peu près plat. Je regarde le topo. Il est question d’une crête et de monter au sommet du Xoldoko Gaina à 486 m. La table d’orientation où je suis donne une altitude de 281 m. Cela fait encore au moins 200 de dénivelé. Avec la nuit qui va tomber dans moins d’une heure, ce n’est pas raisonnable de marcher à la tombée de la nuit. Autant être prudente dès le premier jour et faire halte ici.


Je m’installe pour dîner. Je sors le Lonzu que j’ai acheté à la Foire de Tours (sous vide) au mois de mai. Oui, vous lisez bien : un Lonzu, charcuterie Corse… Un peu en décalage ? Pas tant que ça. Quand j’ai vu le stand, j’ai tout de suite su que c’était cela qu’il faillait que j’achète. Une sorte de trait d’union entre mon dernier grand trek avec Jean-Pierre en 2017 sur le GR20 et celui-ci. Il y a aussi de l’emmental, du pain et des abricots secs.

Une fois le repas terminé, je monte la tente sur la partie la plus plate que je trouve, à la limite du chemin. Je me lèverai de bonne heure demain matin et je plierai la tente en premier, ce qui ne gênera d’éventuels randonneurs.

Un merveilleux coucher de soleil m’est offert pour me souhaiter une bonne nuit et me conforter dans mon choix d’arrêt prématuré.


Bilan de la journée : 9,95 km – 340 m de dénivelé positif – 140 m de dénivelé négatif
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
Hello Gentiane,
Nous avons hâte de connaître la suite de ce joli périple...
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"Mon livre photos de nature" https://www.publier-un-livre.com/fr/le- ... tographies
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
Merci pour ton commentaire, Djinn. Voici la suite... 
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé, Christopher McCandless (Into the Wild)
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
Etape 2 – 5 juillet 2026 (Rocher des Perdrix – Col des 3 Fontaines)
Dans la nuit, je me lève pour un petit besoin naturel… Hendaye brille de mille feux dans la nuit, c’est magnifique. Je retourne me coucher et me rendors rapidement.

L’alarme du téléphone retentit à 6 h. Quand je sors de la tente, le jour est en train de se lever et le soleil m’offre un magnifique spectacle pour bien démarrer la journée.


La tente est humide de rosée, et le duvet également car il n’a pas eu le temps de bien sécher des dégâts des eaux de la veille. Je mets le tout à sécher sur la table de pique-nique où je m’installe pour prendre le petit déjeuner.

C’est à ce moment que le randonneur que j’ai vu la veille arrêté un peu plus bas passe.
Le petit-déjeuner terminé et le sac rangé, je pars. Une heure après mon départ, j’arrive au Col des Poiriers (là où j’aurais dû m’arrêter la veille). Je ne regrette pas mon choix car ce lieu ne m’aurait pas offert les superbes coucher et lever de soleil et surtout je serai arrivée après 22 h sans avoir dîner et avec la tente à planter quasiment de nuit.

(paysage avec le lac d'Ibardin)

(Col des Poiriers)
Je retrouve le randonneur un peu plus loin. Il est derrière moi. Je lui propose de passer devant, mais il préfère rester derrière, mon rythme lui convenant.
Nous discutons. Il s’appelle Florent et vient des Vosges où il était garde forestier et c'est sa deuxième tentative du GR10 intégral, après un abandon il y a quelques années.
Nous faisons le chemin jusqu'au Col d'Ibardin où nous nous arrêtons faire le plein d'eau et prendre un rafraîchissement avant de poursuivre.
Il descend plus vite que moi, aussi il me distance mais je le retrouve un peu plus loin au pied d'une montée. Il fait une pause, fatigué par la chaleur qui monte crescendo.
Je poursuis ma route tranquillement, ralentie par les 3 litres d'eau pris au col. Cela monte le poids de mon sac à au moins 15,5 kg. En chemin, j'admire quelques arbres remarquables...




A un peu plus de 3 km d'Olhette, un magnifique chêne et son petit siège de pierre m'invitent à faire la pause déjeuner, bien qu'il ne soit que 11 h 30. Je profite de son ombre et de la fraîcheur du ruisseau pour pique-niquer en compagnie d'un Grive musicienne peu farouche.





A la fin de mon déjeuner, Florent me rejoint. Je lui cède ma place et nous nous souhaitons bonne route. Lui aussi a prévu de dormir au col des 3 Fontaines ce soir mais plutôt en cabane car il n'a qu'un hamac pour dormir.
Passé Olhette, la montée se fait plus soutenue et plus pénible en raison de la chaleur et du poids du sac. Je fais plusieurs pauses, tant la progression est pénible.

La Rhune se rapproche...



Au cours de l'une de celles-ci, 2 randonneurs peu chargés qui descendent m'indiquent environ 200 m de dénivelé jusqu'au col. Il est 16 h, vu que je ne marche pas vite, j'estime une heure pour arriver au col et c'est effectivement le temps que je mets.


Le col est fréquenté par d'adorables chevaux.


Je me pose à l'ombre d'un grand pin en attendant l'heure du dîner.

Compte tenu de la chaleur annoncée (38 à Sare demain). La Rhune restera une option et je descendrai directement à Sare pour un après-midi de repos.
En attendant que le soleil soit couché et qu'il fasse plus frais, j'ai installé mon matelas à l'ombre de la tente.

Repos pour l'instant. Il ne me reste qu'un demi litre d'eau et c’est aussi la raison pour laquelle je renonce à l’ascension de la Rhune...
A nouveau, le soleil m’offre un merveilleux spectacle pour son coucher et pour me souhaiter une bonne nuit. Je suis seule au bivouac... ou presque les chevaux vont me tenir compagnie et leurs cloches me bercer j'espère...








Bilan de la journée : 15,46 km – 1 240 m de dénivelé positif – 900 m de dénivelé négatif
Dans la nuit, je me lève pour un petit besoin naturel… Hendaye brille de mille feux dans la nuit, c’est magnifique. Je retourne me coucher et me rendors rapidement.

L’alarme du téléphone retentit à 6 h. Quand je sors de la tente, le jour est en train de se lever et le soleil m’offre un magnifique spectacle pour bien démarrer la journée.


La tente est humide de rosée, et le duvet également car il n’a pas eu le temps de bien sécher des dégâts des eaux de la veille. Je mets le tout à sécher sur la table de pique-nique où je m’installe pour prendre le petit déjeuner.

C’est à ce moment que le randonneur que j’ai vu la veille arrêté un peu plus bas passe.
Le petit-déjeuner terminé et le sac rangé, je pars. Une heure après mon départ, j’arrive au Col des Poiriers (là où j’aurais dû m’arrêter la veille). Je ne regrette pas mon choix car ce lieu ne m’aurait pas offert les superbes coucher et lever de soleil et surtout je serai arrivée après 22 h sans avoir dîner et avec la tente à planter quasiment de nuit.

(paysage avec le lac d'Ibardin)

(Col des Poiriers)
Je retrouve le randonneur un peu plus loin. Il est derrière moi. Je lui propose de passer devant, mais il préfère rester derrière, mon rythme lui convenant.
Nous discutons. Il s’appelle Florent et vient des Vosges où il était garde forestier et c'est sa deuxième tentative du GR10 intégral, après un abandon il y a quelques années.
Nous faisons le chemin jusqu'au Col d'Ibardin où nous nous arrêtons faire le plein d'eau et prendre un rafraîchissement avant de poursuivre.
Il descend plus vite que moi, aussi il me distance mais je le retrouve un peu plus loin au pied d'une montée. Il fait une pause, fatigué par la chaleur qui monte crescendo.
Je poursuis ma route tranquillement, ralentie par les 3 litres d'eau pris au col. Cela monte le poids de mon sac à au moins 15,5 kg. En chemin, j'admire quelques arbres remarquables...




A un peu plus de 3 km d'Olhette, un magnifique chêne et son petit siège de pierre m'invitent à faire la pause déjeuner, bien qu'il ne soit que 11 h 30. Je profite de son ombre et de la fraîcheur du ruisseau pour pique-niquer en compagnie d'un Grive musicienne peu farouche.





A la fin de mon déjeuner, Florent me rejoint. Je lui cède ma place et nous nous souhaitons bonne route. Lui aussi a prévu de dormir au col des 3 Fontaines ce soir mais plutôt en cabane car il n'a qu'un hamac pour dormir.
Passé Olhette, la montée se fait plus soutenue et plus pénible en raison de la chaleur et du poids du sac. Je fais plusieurs pauses, tant la progression est pénible.

La Rhune se rapproche...



Au cours de l'une de celles-ci, 2 randonneurs peu chargés qui descendent m'indiquent environ 200 m de dénivelé jusqu'au col. Il est 16 h, vu que je ne marche pas vite, j'estime une heure pour arriver au col et c'est effectivement le temps que je mets.


Le col est fréquenté par d'adorables chevaux.


Je me pose à l'ombre d'un grand pin en attendant l'heure du dîner.

Compte tenu de la chaleur annoncée (38 à Sare demain). La Rhune restera une option et je descendrai directement à Sare pour un après-midi de repos.
En attendant que le soleil soit couché et qu'il fasse plus frais, j'ai installé mon matelas à l'ombre de la tente.

Repos pour l'instant. Il ne me reste qu'un demi litre d'eau et c’est aussi la raison pour laquelle je renonce à l’ascension de la Rhune...
A nouveau, le soleil m’offre un merveilleux spectacle pour son coucher et pour me souhaiter une bonne nuit. Je suis seule au bivouac... ou presque les chevaux vont me tenir compagnie et leurs cloches me bercer j'espère...








Bilan de la journée : 15,46 km – 1 240 m de dénivelé positif – 900 m de dénivelé négatif
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé, Christopher McCandless (Into the Wild)
- Gentiane37
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Re: Gentiane aux Pyrénées... Juillet 2026 : sur le GR10 !
Etape 3 – 6 juillet 2026 (Col des 3 Fontaines – Sare)
Allez, debout les marmottes !

La nuit fut bonne : pas trop chaud et bien dormi. Les chevaux ont même eu la bonne idée de faire tinter leurs cloches plus loin. Pourtant hier soir ce n'était pas gagné, avec les poulains tout excités qui faisaient les fous, je craignais que l'un d'entre eux fonce dans ma tente...
J'étais seule au bivouac mais il y avait de nombreux traileurs qui faisaient l'ascension de La Rhune le soir tard ou ce matin de bonne heure. Et d'ailleurs, avant que le réveil sonne, un enfant : "Oh une tente ! Il y a quelqu'un dedans ! Regarde il y a quelqu'un dans la tente !" Pour dormir c'était fichu... L'alarme du téléphone retentit quelques minutes plus tard et le ciel rougeoie déjà. Il n'y a plus qu'à attendre le lever du soleil. Il faut en profiter : demain je ne pourrai pas l'admirer aussi bien.









Je plie bagage et prends mon petit-déjeuner. Comme il reste très peu d'eau, pas de thé.
Au moment où je suis presque prête à partir, Florent arrive. Il a dormi aux alentours d'Olhette où il a croisé de nombreux GRdistes qui ont passé la nuit à Olhette également. Certains lui ont dit qu'il y avait de l'eau à proximité de la cabane où il envisageait initialement de dormir. Nous partons en mission... point d'eau. En poursuivant notre quête un peu plus loin, une autre cabane... En fait une chapelle. Une belle rencontre inattendue en pleine montagne. Mais toujours pas d'eau.





Florent me dépanne de quelques centilitres et nous descendons à Sare. Nous prenons notre temps sur le chemin. Pauses auprès auprès de chevaux, pour admirer le train de la Rhune, auprès d'un ruisseau, d'un magnifique chêne séculaire ou pour admirer ces étranges conglomérats rocheux. Nous ne descendons pas vraiment ensemble mais nous nous retrouvons au rythme des pauses.









Nous arrivons à Sare et nous prenons un rafraîchissement au café de la mairie. J'y ajoute un délicieux gâteau Basque à la cerise et nous nous séparons.

Je vais au camping, Florent, lui souhaite trouver un endroit au frais pour passer l'après-midi ou avancer un peu en direction d'Ainhoa.
J'arrive au camping un peu avant la pause méridienne et l'endroit dédié aux tentes de bivouac est ombragé. Une douche plus que bienvenue et la lessive sont faites juste après avoir installé la tente. L'après-midi, 2 petits ploufs dans la piscine et une micro sieste sur l'un des transats installés à l'ombre où le thermomètre affiche 40 degrés.
Vers 18 h 30, je retourne à Sare pour un peu de ravitaillement et dîner au même café que le matin : salade de pâtes, Taloa au fromage de brebis (spécialité Basque composée d'une galette de maïs pliée en triangle dans laquelle se trouve le fromage) et une glace.
Retour au camping. Je ne verrai pas de coucher de soleil ce soir. Au lit de bonne heure pour me lever démarrer tôt demain.
Bilan de la journée : 6 km – 500 m de dénivelé négatif (uniquement pour l’étape, sans compter l’aller-retour pour aller chercher de l’eau)
Allez, debout les marmottes !

La nuit fut bonne : pas trop chaud et bien dormi. Les chevaux ont même eu la bonne idée de faire tinter leurs cloches plus loin. Pourtant hier soir ce n'était pas gagné, avec les poulains tout excités qui faisaient les fous, je craignais que l'un d'entre eux fonce dans ma tente...
J'étais seule au bivouac mais il y avait de nombreux traileurs qui faisaient l'ascension de La Rhune le soir tard ou ce matin de bonne heure. Et d'ailleurs, avant que le réveil sonne, un enfant : "Oh une tente ! Il y a quelqu'un dedans ! Regarde il y a quelqu'un dans la tente !" Pour dormir c'était fichu... L'alarme du téléphone retentit quelques minutes plus tard et le ciel rougeoie déjà. Il n'y a plus qu'à attendre le lever du soleil. Il faut en profiter : demain je ne pourrai pas l'admirer aussi bien.









Je plie bagage et prends mon petit-déjeuner. Comme il reste très peu d'eau, pas de thé.
Au moment où je suis presque prête à partir, Florent arrive. Il a dormi aux alentours d'Olhette où il a croisé de nombreux GRdistes qui ont passé la nuit à Olhette également. Certains lui ont dit qu'il y avait de l'eau à proximité de la cabane où il envisageait initialement de dormir. Nous partons en mission... point d'eau. En poursuivant notre quête un peu plus loin, une autre cabane... En fait une chapelle. Une belle rencontre inattendue en pleine montagne. Mais toujours pas d'eau.





Florent me dépanne de quelques centilitres et nous descendons à Sare. Nous prenons notre temps sur le chemin. Pauses auprès auprès de chevaux, pour admirer le train de la Rhune, auprès d'un ruisseau, d'un magnifique chêne séculaire ou pour admirer ces étranges conglomérats rocheux. Nous ne descendons pas vraiment ensemble mais nous nous retrouvons au rythme des pauses.









Nous arrivons à Sare et nous prenons un rafraîchissement au café de la mairie. J'y ajoute un délicieux gâteau Basque à la cerise et nous nous séparons.

Je vais au camping, Florent, lui souhaite trouver un endroit au frais pour passer l'après-midi ou avancer un peu en direction d'Ainhoa.
J'arrive au camping un peu avant la pause méridienne et l'endroit dédié aux tentes de bivouac est ombragé. Une douche plus que bienvenue et la lessive sont faites juste après avoir installé la tente. L'après-midi, 2 petits ploufs dans la piscine et une micro sieste sur l'un des transats installés à l'ombre où le thermomètre affiche 40 degrés.
Vers 18 h 30, je retourne à Sare pour un peu de ravitaillement et dîner au même café que le matin : salade de pâtes, Taloa au fromage de brebis (spécialité Basque composée d'une galette de maïs pliée en triangle dans laquelle se trouve le fromage) et une glace.
Retour au camping. Je ne verrai pas de coucher de soleil ce soir. Au lit de bonne heure pour me lever démarrer tôt demain.
Bilan de la journée : 6 km – 500 m de dénivelé négatif (uniquement pour l’étape, sans compter l’aller-retour pour aller chercher de l’eau)
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé, Christopher McCandless (Into the Wild)