Etape 14 – 18 juillet 2026 (Lescun – Etsaut)
Je me réveille à 5 h 30 et fais attention de ne pas faire de bruit en me préparant et en rangeant ma tente car Bérangère et Simon sont dans la tente juste à côté. C’et leur journée de repos et je ne veux pas les réveiller. Je pars à 7 h.
Je monte à mon rythme pour ne pas me fatiguer. La presque totalité du parcours se fera en forêt dans la brume avec quelques éclaircies sur la fin...
Sur la route, je double une famille qui randonne depuis 4 jours avec un âne. C'est leur dernière journée. Dans la montée, ils me rattrapent et je les laisse passer en leur disant que je ne vais pas vite avec mon gros sac et que j'aurais bien besoin d'un âne pour m'aider à le porter...
D'incroyables hêtres aux formes étranges me font une haie d'honneur…
un Pin célèbre à sa façon mes 50 ans d'amour pour les Pyrénées…
Je croise de troupeaux de vaches, chevaux, brebis…
Une Amanite me salue du chapeau...
Dans une trouée entre deux arbres, je le vois encore : le Pic du Midi d'Ossau §
Je m'accorde une petite pause au col de Barranco. Il reste 2 h de descente jusqu'à Borce. Je prends connaissance des adorables messages laissés par mes amies du GR10 qui me font fondre en larmes. En montagne, les émotions sont décuplées. Je ne m'attendais pas à faire d'aussi belles rencontres. J'adore la magie des treks pour cela. J'ai aimé ce bout de chemin avec eux tous, les discussions, les blagues, les rires !
À peine la pause terminée, voilà que les myrtilles m'imposent de m'arrêter à nouveau. Il ne faut pas grand-chose pour satisfaire une incorrigible gourmande !
Je rattrape la famille et son âne avant d'arriver à Borce...
Borce est un magnifique petit village...
Je décide d'y prendre ma pause déjeuner en terrasse à l'auberge de l'Ours : pique-nique tiré du sac avec supplément frites et Ice Tea que j’ai attendu un peu car c’est l’heure du coup de feu avec des touristes qui arrivent en nombre pour déjeuner. Alors, en attendant, j’admire la décoration et je constate qu’ici on pratique une curieuse thérapie…
Je tente le fromage de brebis en espérant qu'il ne sente pas trop fort dans le sac...
En trek, j’arrive à lâcher plein de choses (pas que les larmes) : mes vêtements de la veille n’étant pas tout à fait secs, je les étends sur la chaise à côté de moi. A la fin déjeuners, ils sont prêts à resservir dès ce soir.
Olivier et Julien rencontrés la veille, arrivent à Borce et discutent quelques minutes avec moi. Ils ne s'attardent pas et vont directement à Etsaut où je les retrouve un peu plus tard.
J’installe la tente à l'ombre auprès du Gave d'Aspe, puis je vais faire un petit tour au village avant d'aller me rafraîchir dans le Gave. Pas de douche. Alors, de retour à ma tente, je me nettoie avec les lingettes.
Je dîne au bar-restaurant d’Etsaut une délicieuse paella et une sublime part de gâteau chocolat et je me couche aux alentours de 21 h. L’étape de demain étant importante, je programme le réveil à 4 h 30.
Bilan de la journée : 14,7 km – 850 m de dénivelé positif – 1 130 m de dénivelé négatif