à défaut de champis...

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Jes
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à défaut de champis...

Message par Jes » 11 déc. 2020, 20:57

Hello

Le Lamier blanc, Lamium album, une plante commune, facile à repérer et identifier lorsqu'elle est en fleurs (moins évident dans le cas contraire...), qui peut se récolter - et fleurir! - même en plein hiver.
Au moins dans les régions à climat tempéré, tant qu'il ne gèle pas trop...

Feuilles et jeunes pousses sont délicieuses en potage. (Mieux vaut retirer les grosses tiges...)

Pour tester, essayez nature (cuits à l'eau, avec juste un peu de patates pour la consistance, et un coup de mixeur)
Très bons aussi en mélange (oignons, carottes, etc...)

J'aime beaucoup

Sans fleurs, confusion possible - et facile! - avec de nombreuses autres Lamiacées.
Avec les fleurs, pas trop de risques...

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En l'absence de fleurs, la tige carrée permet au moins de différencier des Orties [pour ça, on peut aussi mettre les mains dedans! :lol: ]:
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Edit:
Pousse volontiers en compagnie des Orties.
Mais si les Orties sont trop nombreuses, passez votre chemin!
De vastes colonies d'Orties peuvent indiquer des zones polluées: nitrates, phosphates, eaux souillées...

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Re: à défaut de champis...

Message par Jes » 28 déc. 2020, 00:44

Un autre très bon "épinard" sauvage d'hiver (pas du tout non plus de la famille des épinards, mais peut se cuisiner comme... (ou en potage etc...))
Parmi les cultivés, le plus comparable serait peut-être les fanes de navets (très bon aussi!)

Bien plus difficile à déterminer que le Lamier blanc (mais les espèces ressemblantes sont rarement (jamais?) non comestibles: Autre Moutardes, Choux, Colza, Navet... et la plupart ne fleurissent normalement pas en hiver, celle-ci, si (mais les fruits arrivent alors rarement à maturité))

Quoi qu'il en soit, comme pour les champis, on ne consomme que ce que l'on sait idenifier

La Moutarde des champs (Sinapis arvensis):

Très commune en bord de champs (attention aux polluants agricoles, qu'elle apprécie!), souvent présente aussi sur terre remuée.

Aspect général très variable:

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Les feuilles dentées sont presque toutes nettement pétiolées (sauf dans le haut), jamais munies d'oreillettes embrassant la tige.
Les supérieures généralement simples, +/- en forme de losange
Les médianes et inférieures généralement composées d'un large lobe terminal, et de une ou plusieurs paires de lobes basaux bien plus petits:

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Tiges, pétioles et nervures principales sont hispides (poils raides, presque piquants):

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Les fleurs jaunes ont un onglet linéaire plus court que le limbe, et des sépales linéaires, en gouttière, étalés ou rabattus vers le bas:

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Le fruit allongé s'ouvre longitudinalement à maturité en deux valves terminées par un bec bien développé, mais sensiblement plus court qu'elles. Au moins 3 nervures au dos de chaque valve (peu visibles sur le fruit immature):

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Pour s'y retrouver parmi les espèces ressemblantes, cette clé d'identification peut être utile pour les nordistes (Belgique et région voisines).
A prendre avec des pincettes pour les sudistes ou les montagnards (> 700m)

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